| Participer, Commune

Faciliter la compréhension et l’appréciation des enjeux

Nom de la collectivité : ville d’Auch

Statut de la collectivité : Commune

Thématique : participer

La ville d’Auch compte 23 000 habitants. Son Agenda 21 a été lancé fin 2008
Etat 2011 : Mise en œuvre
Soutien : 1 chef de projet, 1 bureau d’Étude
Au sud de la Garonne et au nord des Pyrénées, le Gers se situe à mi-chemin entre l’Atlantique et la Méditerranée. Capitale historique de la Gascogne, Auch est une ville moyenne de 23 000 habitants. Chef-lieu du département du Gers. Située à 80 km d’Agen, de Tarbes et de Toulouse, Auch connait un regain démographique depuis 1999, notamment en accueillant de jeunes retraités, après une trentaine d’années de baisse continue de sa population.
Dans la zone d’influence économique de la Métropole Toulousaine, le Gers, caractérisé par un enclavement routier, reste un département rural. Plus de 80% de la commune d’Auch est en espace naturel et Agricole.
Dans ce contexte territorial, c’est en visant à apprécier et décliner les orientations de leur projet de territoire 2008-2014 au regard des finalités du développement durable, et à respecter leur engagement à promouvoir la concertation, que les élus auscitains ont choisi de construire l’Agenda 21 de la Ville.

Privilégier la pédagogie au développement durable
En l’absence de précédent formalisé de concertation avec la population, la municipalité a choisi d’engager cet apprentissage collectif en privilégiant la pédagogie au développement durable : c’est à partir de la présentation de l’analyse interne des atouts et axes de progrès du projet de territoire que s’est organisée la concertation, en privilégiant la compréhension des enjeux globaux et des choix associés, cadrant clairement les objectifs des propositions attendues.

Faciliter l’appropriation des éléments d’appréciation
Le Maire, très impliqué dans le processus de concertation en a clairement présenté le cadre en réunion publique de lancement : présentation des finalités du développement durable, mise en perspective avec les engagements internationaux, le Grenelle, et les Agendas 21 respectifs du Conseil Général et du Conseil Régional, et appel - relayé ultérieurement - à participer aux ateliers.

5 ateliers de réflexion et de propositions
87 volontaires (inscriptions lors de la réunion publique ou spontanée) se sont répartis dans les ateliers présidés par un élu (moyenne : 10 citoyens et 15 acteurs de la société civile et partenaires institutionnels). Les pistes d’amélioration identifiées par la municipalité au regard du développement durable ont nourri les échanges, et permis la proposition de 150 actions qui, après suppression des doublons et réorganisation ont fait l’objet d’une restitution en réunion publique.
A noter qu’au-delà des propositions des services, un certain nombre de propositions relevant de l’éco responsabilité de la Ville ont fait l’objet d’un atelier interne.

Le recueil de perceptions de publics peu représentés aux ateliers
3 tables rondes ont été organisées pour identifier les actions répondant aux attentes :
• des séniors (60-80 ans), sollicités par les services d’aide à domicile et par téléphone (minibus proposé),
• des familles monoparentales, sollicitées via le Centre Intercommunal d’Action Sociale et par téléphone (garde des enfants et animations proposées),
• des jeunes (16-26 ans), sollicités en partenariat avec l’École des Métiers (après échec de sollicitations par les établissements scolaires, et les réseaux sociaux : facebook…).

Le choix participatif des actions prioritaires
Lors de la seconde réunion des participants aux ateliers, les 30 actions déjà retenues par les élus (intégrant, après examen de leur cohérence, les propositions émises lors de l’élaboration du PADD), et celles relevant de l’éco-responsabilité de la Ville ont été présentées et justifiées par les élus au regard de leur pertinence en termes de développement durable, du public impacté et de leur faisabilité technique et financière. Ont également été justifiées les actions à l’examen différé (compétences institutionnelles partagées, limites techniques, complexité...).
Au-delà, 37 actions (analyse interne associée) ont fait l’objet d’une demande de cotation, par priorité, aux 56 participants. Les participants aux ateliers ont priorisé des actions qui visent à informer les habitants et à les aider à agir en faveur du Développement Durable. Ces priorités ont été intégralement respectées dans la première version de l’Agenda 21, sans pour autant abandonner le principe des autres actions.
Les participants engagés dans ces ateliers ont été invités à composer le comité d’évaluation et de suivi de l’Agenda 21.

60 participants au comité de suivi et d’évaluation.
Après la définition participative d’une charte de fonctionnement, les membres du CSE, répartis en 4 collèges (citoyens-associations-éducation-institutionnels et économique), et ont pour rôle de :
• Suivre l’état d’avancement des actions de l’Agenda 21 (à partir de tableaux de bord de la municipalité),
• Évaluer l’impact des actions, après choix parmi une série indicateurs stratégiques et de territoire proposés par le référentiel national ou l’ARPE Midi-Pyrénées, agence du développement durable,
• Participer à des commissions de travail sur des thématiques particulières,
• Contribuer à l’amélioration continue en proposant de nouvelles actions/modalités de mise en œuvre.

Chiffres clés
200 participants en réunion publique ;
143 participants aux ateliers, 60 membres du Comité d’Evaluation et de suivi.

Gains Collectifs :
Une appréciation partagée de la pertinence et de la faisabilité des propositions, ayant facilité l’adoption d’un Agenda 21 stratégique et opérationnel.
L’Agenda 21 d’Auch reprenant 61% des propositions et la cotation des citoyens. Il est en outre respecté par le Grand Auch (transformé en Communauté d’Agglomération en 2010), et le Centre Intercommunal d’Action Sociale.
Peu de sensibilité citoyenne pour les activités économiques, difficultés à mobiliser les jeunes, impact limité de l’association des publics éloignés, en dépit des efforts déployés.
Un fort engagement politique.
Un partage lisible des responsabilités entre élus et participants.
Une approche pragmatique et pédagogique pour réussir les objectifs, une traçabilité permanente.
Une participation à l’évaluation et à l’amélioration continue