Doublement des amateurs des Cantines du terroir à Pamiers

Nom de la collectivité : ville de Pamiers

Statut de la collectivité : Commune

Thématique : éco-consommation et leviers publics

Pamiers est située à 60 kilomètres au sud de Toulouse , 20 kilomètres au nord de Foix , 70 kilomètres à l’ouest de Carcassonne et à une heure de la frontière espagnole.
Ville centre d’une importante zone d’emplois et de chalandises, Pamiers, avec ses 16486 habitants (recensement 2007) est la ville la plus peuplée du département de l’Ariège.
Dans les années 2000, à l’occasion de l’accueil du 1er RCP (900 militaires et leur famille) et de la mise en service de l’A66 (Paris/Espagne) reliant Toulouse à Pamiers en 30 mn depuis 2002, les élus se sont engagés dans une réflexion sur le développement durable de la Ville.
Après un diagnostic et un recueil de perceptions du territoire, un programme d’actions a été adopté en 2004, incluant les actions déjà engagées : cantines du terroir et biologiques privilégiant les circuits courts, et le recrutement d’un économe des flux (voir fiche : nouvelles réductions des gaz à effet de serre).
Construit et approprié « en marchant », de façon pragmatique et démonstrative, l’Agenda 21 de Pamiers, planifié et mis en œuvre annuellement, a été renouvelé en 2008, poursuivant essentiellement le respect et la durable valorisation des ressources locales (voir fiche zéro phyto).
Pamiers a obtenu la prolongation de la reconnaissance de son Agenda 21 local en 2012.

C’est à la suite de la crise de la "vache folle" que dans les années 2000 les élus se sont engagés dans l’organisation d’une nouvelle offre de restauration collective scolaire, alliant productions de proximité, traçabilité et qualité.

créer une dynamique territoriale de production et consommation responsable de qualité pour les enfants.

organiser les « cantines du terroir »
-  Un diagnostic technique des cuisines (dont les caractéristiques peuvent relever de la cuisine surgelée ou industrielle et appréciation des investissements spécifiques : légumerie, achat de matériel…), un inventaire des productions locales, une appréciation des difficultés juridiques (code des marchés publiques,...)
-  Une étroite concertation pendant 1 an (élus et agents) avec :
-  les enfants (sensibilisés aux déchets alimentaires, au gaspillage, à la qualité nutritionnelle, au goût, aux productions locales…),
-  les parents d’élèves (à rassurer - à l’époque, les normes "hygiène et sécurité" n’étaient pas adaptées à ce type de circuit -, à associer à la démarche...)
-  les producteurs locaux : filières courtes, bio ou « raisonnée » à organiser (pour anticiper les besoins, apprécier et planifier les productions, conditionner, approvisionner…)
-  Le personnel des cuisines à former (règles d’hygiène différentes, à l’art de cuisiner frais, de saison et diversifié…)
-  Le personnel enseignant et scolaire (valeur ajoutée pédagogique, création d’ateliers, de sorties à la ferme…)
-  Les agents de la municipalité (maitrise des coûts, achats, droit des marchés publics...)
-  Les services d’hygiène
-  Une communication dynamique (dès le 1er repas, les enfants, interrogés, n’ont pas souhaité un retour en arrière…)
-  Recrutement d’un cuisinier professionnel
-  Un laboratoire conseil en hygiène agroalimentaire contrôle les produits régulièrement. Le service Restauration veille à la régularité et à la fiabilité des approvisionnements en termes de quantité.
-  Une alternative à la viande de porc est systématiquement proposée ainsi qu’une offre spécifique aux enfants allergiques.
-  Sensibilisation à l’alimentation saine et équilibrée (santé...)
-  Large appropriation culturelle des impacts territoriaux des choix collectifs et individuels
-  Aide au maintien /développement d’agriculteurs de proximité,

Bénéfices collectifs
Le nombre d’enfants inscrits à la cantine à doublé entre 2003 et 2009.
Personne ne remet en cause le principe
L’expérience est reprise et développée dans le Pays (soutien de la Chambre d’Agriculture...)
Organisation des circuits courts : réduction des émissions de gaz à effet de serre liée au transport des produits.
Consommation et production responsables : demande impactant directement l’offre de produits respectueux de l’environnement (pas ou moins de pesticides, usage raisonné de l’eau…)
Organisation de solidarités économiques entre consommateurs et producteurs locaux.
Responsabilités sociales : Personnel valorisé, soutien aux producteurs de proximité, Respect de la diversité